L’Amnesty International s’est engagée dans le monde pour abolir la peine de mort. Les études scientifiques n’apportent aucune preuve que la peine de mort a effectivement un effet dissuasif qui lui est imputable. La peine de mort viole les droits humains fondamentaux. Même en suivant les ordres de l’État, les crimes de mort ne sont jamais justifiés. La peine de mort prive quiconque de la possibilité d’abandonner ses actes criminels, de se repentir et de s’améliorer.

L’opposition de l’Amnesty International à la peine de mort

Chaque jour, certains États exécutent des détenus et ils les condamnent à mort pour les punir de divers crimes. Quels que soient le crime commis et le mode d’exécution adopté par ces pays, l’Amnesty International s’y oppose en toutes circonstances, sans exception à la peine de mort qui est la violation des droits humains. L’Amnesty International demande que :

  • Les pays qui appliquent encore la peine de mort adoptent des moratoires et arrêtent toute exécution.
  • Les pays qui ont déjà pris un moratoire doivent modifier définitivement leur législation pour abolir la peine de mort.
  • Les gouvernements devraient condamner sans réserve le recours à la torture et que les actes de torture doivent faire l’objet d’enquêtes systématiques et que les auteurs présumés soient traduits en justice.

La peine de mort est contraire au droit de l’homme

Les exécutions de la peine de mort sont souvent entreprises d’une manière extrêmement publique, avec des pendaisons publiques en Iran ou des retransmissions en direct d’injections mortelles aux États-Unis. Selon les experts des Nations Unies en matière de droits de l’homme, les exécutions en public n’ont aucun but légitime et ne font qu’augmenter le caractère cruel, inhumain et dégradant de cette peine. C’est évident que le droit à la justice peut être acquis par la famille victime de crimes violents. Ceux qui ont perdu des êtres chers dans des crimes terribles ont le droit de bénéficier d’un procès équitable.

L’abolition de la peine du mort

Aujourd’hui, 106 pays (la majorité des États du monde) ont tourné le dos à la peine de mort pour de bon. Ceux qui continuent d’exécuter sont une infime minorité qui s’oppose à une vague d’opposition. Il existe d’innombrables arguments pour et contre la peine de mort. Le 18 septembre 1981, avec 363 voix contre 117 voix, l’Assemblée nationale, après deux jours de débat, adopte un projet de loi abolissant la peine de mort, qui est soumis, au nom du gouvernement, Robert Badinter, Seal Guard, ministre de la Justice. Cette abolition a duré deux siècles dans une longue bataille par un groupe de ceux qui, dans les milieux parlementaires, dans les salles d’audience ou dans leurs écrits, ont défendu la raison de l’abolition devant une opinion réticente. Le 3 mai 2002, à Vilnius, la France a signé une convention des droits de l’homme sauvegardés et des libertés fondamentales, ce qui vise à l’abolition de la peine de mort en toutes circonstances.