La peine de mort est certes une sanction judiciaire, mais dans son fond, c’est une sanction totalement inefficace, car elle ne fait qu’encourager la violence et n’aide pas à réduire le taux de criminalité.

Peine de mort, c’est quoi exactement ?

La peine de mort appelée aussi peine capitale est une peine prévue par la loi. Si une personne est reconnue coupable d’une faute qualifiée de « crime capital ». C’est l’institution judiciaire qui prononce la sentence à l’issue d’un procès. L’exécution est dite sommaire s’il y a absence d’un procès ou si le procès n’est pas réalisé par une institution reconnue. L’exécution sommaire est donc dans ce sens un acte de vengeance ou de justice privée.

La peine de mort est-elle dissuasive ?

Même avec la mort comme sanction, cela n’empêche pas les personnes à commettre des infractions criminelles. Des fois, certaines personnes arrivent à commettre un crime sur l’impulsion et sans penser aux conséquences que son acte pourrait en découler. Souvent les actes sont commis sans préméditations ou même de manière accidentelle et ces personnes méritent-elles donc la peine de mort ? Les réponses diffèrent probablement. Seulement, un bourreau de prison londonienne s’est rendu à Amnistie internationale et évoque le fait que les personnes qu’il a eu en face de lui l’ont convaincu jusqu’à leurs derniers instants que tout ce qu’il avait entrepris n’a pas empêché un seul meurtre. En résumé, l’exécution ne fait en aucun cas susciter la rancœur et la vengeance. Face à cette situation, nous pouvons conclure que la peine capitale n’a donc pas d’effet dissuasif. Cela encourage même un certain cercle vicieux plus violent. Cela peut même se justifier, car les pays qui ne l’ont pas adoptée détiennent un taux de criminalité moins important que ceux qui ont appliqué la peine de mort.

La personne est elle réellement coupable ?

Il est clair que suite à un crime commis, la sanction la plus sévère qui puisse être octroyée est la peine de mort. D’ailleurs, celle-ci est strictement irréversible. Comme on le sait, il existe certainement des erreurs judiciaires et c’est après quelques années de prison que les condamnés se font parfois acquittés. Dans le cas donc où une erreur judiciaire s’est produite alors que la personne condamnée à la peine de mort est décédée pour un crime qu’elle n’a même pas commis, il ne reste plus rien à faire, car elle ne fait plus partie de ce monde par erreur. Cette personne a eu pourtant une vie et une famille et comment leur annoncer que leur proche a été exécuté par erreur ? C’est une situation extrêmement compliquée.

Les alternatives

Comme nous venons de mentionner, la peine de mort n’a pas d’effet dissuasif sur la commission ou non d’un acte criminel. Le taux de criminalité ne descendra sûrement pas avec l’augmentation de la sévérité des peines, mais plutôt avec la certitude de punition de l’acte criminel. L’élimination des criminelles ne résoudra en rien la criminalité, toutefois avec la certitude de punition, la prévention de type récidive et les programmes de réinsertion sociale seront les options idéales pour la réhabilitation des judiciarisés et des ex-judiciarisés et pour prévention du retour en prison.