Bien que la peine de mort ou peine capitale soit un châtiment prévu par la loi, son application soulève bien des débats dans le monde entier. Vue comme sanction chez certains, la peine de mort est considérée comme un acte criminel chez d’autres.

Au cœur de l’actualité, d’un côté, la quinzième journée mondiale contre la peine de mort a été célébrée le 10 octobre dernier. Cette initiative a été prise par la coalition mondiale contre cette peine. Sa dernière édition a été particulière. Elle visait à attirer l’attention de tout un chacun que même les personnes les plus démunies peuvent être épargnées de cette condamnation. Différentes manifestations ont eu lieu pour marquer cette journée. En France, par exemple, des séances télévisées ont été organisées au Quai d’Orsay pour être ensuite publiées sur les réseaux sociaux. En outre, une conférence ouverte au public a été effectuée pour montrer que la France fait de ce traité une affaire capitale.

De l’autre côté, l’Iraq pour faire face aux pays qui se dressent contre leur politique, marque, par un avant-goût, la journée mondiale contre la peine de mort en pratiquant une exécution de masse de 42 personnes, par pendaison, le 24 septembre 2017 à Bagdad. Les réactions mondiales, réactions tant attendues par les auteurs de ces crimes, étaient la consternation, l’accablement, la désolation et la profonde tristesse face à cet acte que les pays adversaires et abolitionnistes considèrent de criminel.

La peine de mort aux États-Unis

Les États-Unis aussi, malgré leur importante et fervente participation dans le respect des droits de l’homme et à travers diverses actions humanitaires, pratiquent encore l’exécution de cette peine capitale. La preuve que, 3 jours après la 15e édition du 10 octobre, dans l’État du Texas, un homme, détenu en prison depuis son adolescence, a été exécuté en administrant à son organisme un gène incompatible et provoquant ainsi sa mort. Cette décision a été prise par la Cour suprême des États-Unis, et ce malgré les nombreux recours à la clémence effectués par les avocats du détenu.

Malgré l’existence de diverses chartes et traités que beaucoup de pays du monde ont signés depuis l’apparition des abolitionnistes, des puissances mondiales comme le Japon, les États-Unis et la Chine continuent de pratiquer la peine capitale, rendant ainsi vains les efforts qu’effectuent d’autres pays tels que le Canada, l’Australie et tous les membres l’Union européenne pour mettre fin à cette pratique honteuse.

Bref, quand bien même nous souhaitons anéantir la peine de mort, le bout du tunnel est encore loin d’être à l’horizon chez les abolitionnistes.